| Les nouveaux labels bio |
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Dans notre précédent article, nous vous avons présenté les différentes certifications bio et leur nécessité ainsi que leur principes depuis le cahier des charges jusqu‘au label en passant par l’organisme certificateur. Nous allons aborder maintenant les nouvelles certifications à vocation internationale.
La certification « COSMOS »
Dès la création des certifications bio en France, il est apparu évident qu’il fallait s’orienter vers une référentiel commun : harmoniser sans dénaturer l’esprit en nivelant par le bas n’est pas chose aisée. Dès lors quatre associations (Cosmébio français, BDIH allemand, Bioforum Belge, Soil anglais) ainsi que deux certificateurs (Ecocert français et ICEA italien) ont élaboré un référentiel commun. La nouveauté principale, par rapport au référentiel Cosmébio est que l’eau ne sera plus considérer comme ingrédient bio ( ce qui pouvait augmenter artificiellement le pourcentage de bio dans les produits liquides). Disparait également le niveau « eco » (correspondant à 5% d’ingrédients bio sur le total). Les 10% minimum exigés pour les produits bio vont passer a terme à 20% (mais 10% pour les produits rincés, lotions et poudres). Autre évolution essentielle le fait que les « agro-ingrédients chimiquement transformés» deviendront bio dès lors que la matière première d’origine est bio et que de procédé de transformation est non polluant et autorisé en d’autre terme c’est la reconnaissance de la « chimie verte ». Actuellement, le logo officiel » Cosmos » n’est pas encore établi.
La certification « NATRUE »
-1 étoile correspondant à des cosmétiques naturels sans ingrédients bio, - 2 étoiles avec un minimum de 70% d’ingrédients bio - et 95% pour le 3 étoiles. Les différents niveaux s’expliquent dans la mesure où un produit techniquement élaboré avec des produits uniquement transformés (provenant de la chimie verte) mais sans être bio ne peut être comparé avec un produit à un degré bio élevé.
En résumé, la différence d’approche entre NaTrue et Cosmos concerne surtout l’acceptation plus ou moins importante de la « chimie verte ». En tout état de cause, leurs philosophies se rapprochent quant à l’élaboration de produits écologiques et sains.
La certification « OASIS »
Le marché bio au niveau international représente environ 15% au USA contre 25% en Europe et 50% en Asie, d’où l’intérêt de l’industrie cosmétique et la naissance en Juillet 2008 du premier standard américain pour l’industrie de la beauté et du soin nommé Oasis (Organie And Sustainable Indistry Standard) regroupant Perfect Organics, Juice beauty, L’Oréal et Ester Lauder se vantant d’un minimum de 85% de produits bio contre 10% à Ecocert. Une levée de bouclier est apparue à la suite de cette annonce par l’association des consommateurs bio (Organic Consumers Association) dénonçant l’autorisation par Oasis de l’utilisation de produits chimiques et l’existence d’un standard plus ancien (les normes USDA). De plus une plainte à été déposé par certains fabricants bio.. Affaire à suivre……
Les « FRANCS TIREURS»
On ne peut éviter que certains fabricants pour des raisons qui leur sont propres (commerciales, philosophiques ou techniques) ne se joignent pas aux démarches communes.
Et bientôt le « COLIPA » Cosmos et NaTrue ont voulu clarifier la situation vu la floraison de certifications peu ou pas reconnues hors de leur frontière d’origine. Cette démarche n’est pas aussi facile qu’on pourrait le supposer et ce d’autant que l’association européenne de l’industrie cosmétique « Colipa » a récemment annoncé son intention de mettre en place son propre standard international pour les cosmétiques biologiques en s’inspirant notamment des normes américaines USDA.
Et nous n’avons pas fini de voir fleurir des logos différents sur nos produits préférés!!!!!
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Ainsi Nature et progrès qui placent leurs exigences très haut en matière de bio ce qui réduit inévitablement le choix d’ingrédients disponibles dans la formulation des produits.
Autre exemple de démarche isolée, celle de la société Anne Marie Borlind (dont le référentiel Neuform a intégré l’efficacité des produits dans le cahier des charges) et qui a fait de choix de certains ingrédients de la « chimie verte » non reconnus par les autres labels.